Tuesday, October 24, 2006

le secret...

"Le secret pour réussir dans l'enseignement réside dans le fait de considérer l'intelligence de l'enfant comme un champ fertile où jeter des graines pour qu'elles germent sous le soleil de l'imagination. 
Il en découle que notre méthode ne se limite pas à vouloir faire comprendre les choses à l'enfant, et encore moins à l'obliger à les mémoriser, mais qu'elle vise surtout à frapper son imagination pour susciter son enthousiasme le plus vif. Loin de souhaiter des élèves dociles, nous les voulons passionnés, au lieu de chercher à semer des théories dans leur tête, nous voulons y planter la vie en aidant les enfants dans leur développement mental et affectif, et non seulement physique. C'est pourquoi nous nous devons de proposer des idées grandes et nobles à l'esprit humain qui, lui, est toujours prêt à les accueillir, et à en demander, encore et encore."
Maria Montessori "Eduquer le potentiel humain" chapitre 2 Posted by Picasa

fantaisie stérile et imaginaire fertile...

Dans "Eduquer le potentiel humain", Maria Montessori écrit chapitre 2 :
En règle générale, si les éducateurs reconnaissent facilement l'importance de l'imagination, ils souhaitent la cultiver à part, séparemment de l'intelligence, au même titre qu'ils aimeraient séparer cette dernière du travail de la main dans une sorte de vivisection de la personnalité humaine. A l'école ils exigent que les enfants apprennent des notions arides, en laissant cultiver leur imagination dans les seuls contes de fée, lesquels s'ils parlent bien d'un monde merveilleux, n'ont rien à voir avec l'environnement des enfants. Bien-sûr, ils contiennent des éléments très frappants, chargés comme ils le sont de drames et malheurs, d'enfants qui meurent de faim, maltraités abandonnés ou trompés. De même que les adultes raffolent des drames et des tragédies, ces contes peuplés d'esprits et de monstres plaisent aux enfants et stimulent leur fantaisie sans avoir pour autant un rapport avec la réalité.

A l'inverse en proposant à l'enfant l'histoire de l'univers, nous lui permettons de construire avec son imagination un monde mille fois plus mystérieux et passionnant que celui des contes de fée. Si l'imaginaire ne se nourrit que de contes, au mieux, le plaisirque cela procure sera recherché plus tard dans la lecture de romans. Un esprit habitué à chercher le plaisir exclusivement dans les récits fantastiquesdevient - lentement, mais inexorablement - paresseux et inapte à de plus nobles occupations. Dans la vie sociale, nous ne trouvons que trop d'exemples de cette paresse intellectuelle chez des personnes qui ont pour seule préoccupation de bien s'habiller, de faire des commérages et d'aller au cinéma. L'intelligence de ces personnes est irrémédiablement confinée derrière des barreaux impossibles à ouvrir ; leurs intérêts sont de plus en plus limités et exclusivement centré vers leur petit égo, indifférentes aux merveilles du monde, insouciantes des souffrances de l'humanité. C'est vraiment comme mourir tout en restant en vie. "

Ouvrons donc, pour l'enfant, les portes d'un imaginaire fertile qui s'enracine dans le passé profond de la terre et qui, espérons le, permettra encore, demain de nombreuses floraisons...

Sunday, September 17, 2006

Pourquoi par terre sur un tapis ?

Toujours de Lubienska:

"Pour nous défendre du bruit, commençons par éduquer les meubles, ces humbles compagnons dont nous avons encombré notre existence.

Heureux les peuples d'Orient qui favorisés par le climat, et respectant l'espace vital de leurs demeures, gardent le bel usage de s'asseoir par terre, de coucher sur le sol et d'y poser le plateau avec la nourriture ! Leurs membres sont plus souples, leurs dos plus droit, leurs yeux moins fatigués.

Laissons au moins aux enfants la liberté de s'installer par terre à leur guise : assis ou à genoux pour travailler, étendus pour se reposer. Cela favorise leur croissance et la souplesse des membres que bancs et pupitres déforment.
Cela facilite l'équilibre nerveux. En effet, la proximité du sol inspire un sentiment de sécurité et de stabilité.
Le fait d'être haut perché , au contraire, excite et incite à la bravade : c'est la raison d'être des tabourets de bar."

Bon pour les tabourets de bar chacun son opinion !

silence et maitrise intérieure

Un écrit que j'aime relire concerne le silence.
"Le silence à l'ombre de la parole" casterman 1965

Mais d'abord, quelques motes de son auteur : Hélène Lubienska de Lenval, amie de Maria Montessori. (Elle est d'origine polonaise et morte à Bruxelles, le 23 août 1972.)
Elle a particulièrement été séduite par l’attention et l’ardeur au travail des classes montessoriennes.
Dans un autre ouvrage « l’éducation de l’homme conscient et l’entraînement à l’attention » H. Lubienska s’efforce de présenter aux éducateurs,
des conditions qui favorisent l’attention des enfants en milieu scolaire. Pour ce faire, elle leur soumet des méthodes pédagogiques,
mais elle les dirige également vers une philosophie spiritualiste et une dimension religieuse ... qui peut donner des boutons à ceux qui sont de la "Religion Laïque".
Elle a développé le matériel de français pour Maria Montessori. Eh oui, les dictées muettes en français, c'est avec elle que Maria a travaillé.
Elle travailla aussi avec le père Faure. Son matériel de mathématique fait de cubes et plaques nervurés.

Le livre que j'aime le plus parle du silence en voici 3 lignes:

"Le silence repose, apaise, guérit, console. Il répare les forces, protège la vie, favorise la pensée. Le silence rend meilleur. Lui seul met d'accord l'esprit et la matière.
Irrévocablement associé à l'esprit, la matière peut lui être obstacle ou tremplin, ennemie ou alliée. Prenons cette chaise: si je la bouscule elle se renverse avec fracas; cette porte, si je la brusque, elle gronde avec colère.
Mais dès que je la manie doucement, elles m'obéissent sans bruit, parce que je suis leur maître pour autant que je suis maître de moi-même."

On dirait une leçon de mon maître Djedi !

Wednesday, September 06, 2006

L'héritage de Maria Montessori

BLOG JUMEAU !

Non, ce blog ayant le même titre, à une majuscule près, n'est pas une erreur, c'est le petit jumeau de mon premier blog. Celui là je l'ai créé pour parler des écrits et de la pensée de Maria Montessori, ou du moins, ce que j'en perçois humblement.

J'y note mes trouvailles, et les reflexions qui me viennent à la lecture de textes tirés des livres de Maria Montessori.