Saturday, March 20, 2010

Discipline version Maria Montessori

Lu dans le blog (post du 25/1/2010) :

http://adventuresinmontessori.blogspot.com/

"We claim that an individual is disciplined when he is the master of
himself and when he can, as a consequence control himself when he must follow a
rule of life
" The Discovery of the Child p.49

"Nous affirmons qu'un individu est discipliné quand il est devenu maitre de lui-même et quand il peut, en conséquence de cela, suivre la règle de vie qu'il s'est lui-même donné." Maria Montessori

"Discipline is therefore attained indirectly, that is, by developing activity in spontaneous work." The Discovery of the Child p.305

"La discipline est ainsi atteinte indirectement, c'est à dire , à travers le développement d'un travail choisi spontanément."

"A room in which all the children move about usefully, intelligently, and voluntarily, without committing any rough or rude act, would seem to me a classroom very well disciplined indeed." The Montessori Method p. 60

"Une pièce dans laquelle les enfants mettraient en place des actions utiles, intelligentes et volontaires en évitant des actes approximatifs ou brusques, me semblerai une classe très disciplinée."

Tuesday, August 12, 2008

pédagogie scientifique 3 p268

SINGULIER. PLURIEL.
Masculin Féminin. Masculin Féminin.

l'ami l'amie. les amis les amies.
le cousin la cousine. les cousins. les cousines.
Le serin la serine. Les serins. les serines.
L'écolier l'écolière. Les écoliers. les écolières.
Le laitier. la laitière. Les laitiers les laitières.
L'ouvrier l'ouvrière. Les ouvriers. les ouvrières.
Le berger la bergère. Les bergers. les bergères.
Le marchand. ...la marchande. Les marchands. .les marchandes.
Le semeur la semeuse. Les semeurs les semeuses.
Le faucheur. la faucheuse. Les faucheurs. ..les faucheuses.
L'acheteur l'acheteuse. Les acheteurs. ...les acheteuses.
Le vendeur la vendeuse. Les vendeurs les vendeuses.
Le chanteur. la chanteuse. Les chanteurs. ..les chanteuses.
L'instituteur ...l'institutrice. Les instituteurs .les institutrices.
Le père. la mère. Les pères les mères.
Le fils. la fille. Les fils. les filles.
Le frère la soeur. Les frères les soeurs.
Le roi. la reine. Les rois. les reines.
L'oncle la tante. Les oncles les tantes.
Le parrain la marraine. Les parrains les marraines.
*

l'âne. l'ânesse. les ânes. les ânesses.
Le coq. la poule. Les coqs. les poules.
Le chien la chienne. Les chiens. les chiennes.
Le chat la chatte. Les chats les chattes.
Le dindon la dinde. Les dindons les dindes.
Le bélier. la brebis. Les béliers. les brebis.
Le lion. la lionne. Les lions. les lionnes.
Le tigre. la tigresse. Les tigres les tigresses.
Le poulet. la poulette. Les poulets. les poulettes.
Le loup. la louve. Les loups. les louves.
Avec les quatre formes du nom: masculin et féminin, singulier et
pluriel, on fait aussi, dans nos écoles, des exercices collectifs qui sont très
intéressants pour les enfants. Par exemple, un enfant distribue les car- ,
tons du pluriel, puis lit à haute voix un nom singulier: celui qui ale
pluriel correspondant répond immédiatement. On fait de même pour le t
masculin et le féminin et pour les quatre formes ensemble.
Quand les exercices avec ce matériel sont devenus familiers à l'en- i
fant, on en peut présenter d'autres (les suivants) qui renferment de plus ;
grandes difficultés. Ils comprennent les noms qui diffèrent entièrement
Iaux deux genres et desquels on n'a donné jusqu'alors que les plus usités
e~ les plus familiers, comme père, mère, etc. (Série A) ou les ~oms qui
n ont qu'une forme aux deux genres et aux deux nombres (SérIe B), ou ;
les noms qui n'ont qu'une forme au singulier comme au pluriel (Série C),
ou les noms qui ont des significations diverses selon le genre ( Série D ),
enfin ceux qui en passant du singulier au pluriel changent de genre

pédagogie scientifique p267

Singulier ------Pluriel -------Singulier ------Pluriel
La main --------les mains. ----L'animal -------les animaux.
Le dessin ------les dessins----Le cheval-------les chevaux.
Le maître-------les maîtres----Le métal--------les métaux.
La chaise-------les chaises----Le journal------les journaux.
La lampe--------les lampes-----Le cerceau------les cerceaux.
La branche------les branches---Le tableau------les tableaux.
Le tiroir-------les tiroirs----Le morceau------les morceaux.
La feuille------les feuilles---Le jeu----------les jeux.
Le sou ---------les sous-------Le feu----------les feux.
Le clou --------les clous. ----L' oeil---------les yeux.
MASCULIN ET FEMININ
Un matériel analogue est préparé pour les formes masculines et
féminines où le groupe des 10 masculins est séparé.
Masculin------- Féminin. -------Masculin --------Féminin.
L' ami----------l' amie---------Le docteur ------la doctoresse.
Le cousin-------la cousine------Le maître--------la maîtresse.
Le boulanger----la boulangère---Le tigre---------la tigresse.
Le boucher------la bouchère-----L' âne-----------l'ânesse.
L' épicier------l' épicière-----Le serin---------la serine.
Le laitier------la laitière-----Le lion----------la lionne.
Le vendeur------la vendeuse-----Le chien---------la chienne.
L'acheteur------l' acheteuse----Le chat----------la chatte.
Le chanteur-----la chanteuse----Le paysan--------la paysanne.
Le danseur -----la danseuse-----Le patron--------la patronne.
*
*
L' instituteur---l'institutrice---Le papa---------la maman.
Le lecteur-------la lectrice------Le roi----------la reine
Le protecteur----la protectrice----Le neveu-------la nièce.
Le loup----------la louve---------L' oncle--------la tante.
Le coq-----------la poule---------Le père---------la mère.
Le bouc----------la chèvre--------Le frère--------la soeur
Le bélier--------la brebis--------Le parrain------la marraine.
Le cerf----------la biche---------L' homme--------la femme.
Le dindon--------la dinde---------Le fils---------la fille
Le mulet---------la mule ---------Le compagnon----la compagne.

(Singulier Pluriel Singulier Pluriel
La main les mains. L'animal les animaux.
Le dessin les dessins. Le cheval. les chevaux.
Le maître. les maîtres. Le métal les métaux.
La chaise. les chaises. Le journal , les journaux.
La lampe. les lampes. Le cerceau les cerceaux.
La branche. les branches. Le tableau. les tableaux.
Le tiroir. les tiroirs. Le morceau les morceaux.
La feuille. les feuilles. Le jeu. les jeux.
Le sou les sous. Le feu les feux.
Le clou les clous. L' oeil les yeux.
MASCULIN ET FEMININ
Masculin Féminin. Masculin Féminin.
L' ami. l' amie. Le docteur la doctoresse.
Le cousin. .la cousine. Le maître. la maîtresse.
Le boulanger. la boulangère. Le tigre la tigresse.
Le boucher. la bouchère. L' âne. l'ânesse.
L' épicier. l' épicière. Le serin, la serine.
Le laitier. la laitière. Le lion. la lionne. I
Le vendeur la vendeuse. Le chien. la chienne.
L'acheteur l' acheteuse. Le chat la chatte.
Le chanteur la chanteuse. Le paysan la paysanne.
Le danseur la danseuse. Le patron. , la patronne.

L' instituteur l'institutrice. Le papa. la maman.
Le lecteur. la lectrice. Le roi. la reine
Le protecteur la protectrice. Le neveu. la nièce.
Le loup. la louve. L' oncle. la tante.
Le coq. la poule. Le père la mère.
Le bouc la chèvre. Le frère la soeur
Le bélier. la brebis. Le parrain. la marraine.
Le cerf la biche. L' homme. la femme.
Le dindon. la dinde. Le fils. la fille-
Le mulet. la mule. Le compagnon.la compagne.)


Enfin, il y a 3 séries de noms sous les 4 formes: singulier, pluriel,
masculin, féminin. Chaque groupe a 80 cartons (noms et articles) desquels
se distinguent, dans le groupe directeur, les 10 cartons portant les noms
masculins singuliers.
Les cartons des titres sont: singulier et pluriel, et, pour chacun de
ces titres, les cartons des sous-titres sont masculin et féminin.
Voici le matériel disposé en ordre (Planche Ill)

pédagogie scientifique 3 p266

l'était la composition des mots avec l'alphabet mobile. Mais toucher des
objets réels qui correspondent aux sons fixés par le langage usuel et voir
se préciser, entre les mots, des rapports auxquels on n'avait pas pensé
avoir un contrôle extérieur de ces rapports et longuement s'exercer sur
ces deux espèces de mots, distincts du chaos des mots emmagasinés dans
la pensée, est un exercice évidemment nécessaire. Aussi l'enfant en
éprouve-t-il ce soulagement qui correspond toujours à un besoin intérieur
satisfait. Avec la plus intense attention, il poursuit l'exercice jusqu'à la
fin et s'en montre très heureux. La maîtresse, en passant, regarde si tous
les cartons sont mis à leur place exactement; mais ce sera l'enfant qui
l'appellera pour admirer ou vérifier le travail accompli, avant de se pré-
parer à ramasser tous les articles, puis tous les noms, et à les replacer
dans le casier .
Ceci est le premier pas; et l'enfant procède avec un enthousiasme
toujours croissant à mettre de « l'ordre » dans les mots que sa mémoire
a enregistrés, à enrichir son patrimoine de vocables, à mettre ses nou-
velles acquisitions à la place déjà déterminée. Il continue ainsi d'affermir
l'ordre intérieur qui a eu son point de départ dans les exercices des sens.
SINGULIER ET PLURIEL
Les exercices de flexion des noms en nombre et en genre se font sans
l'aide des boîtes, l'enfant sachant distinguer l'article et le nom.
Pour cela, nous donnons des groupes de 40 cartons, noms et articles
réunis au moyen d'anneaux de caoutchouc.
Dans chacun de ces groupes, les 10 noms singuliers réunis à part
servent de trame à l'exercice; ces mots sont disposés sur la table, l'un
sous l'autre; il s'agit de combiner auteur d'eux tous les autres cartons
qui sont au contraire mélangés; deux cartons en plus, de couleurs dif-
férentes, avec les mots Singulier et Pluriel se mettent en haut comme
en-tête des colonnes (Planches III et IV .).
Nous avons préparé quatre séries de 10 Noms; ainsi quatre enfants
peuvent faire un exercice identique, en même temps; et changeant leur
matériel, ils peuvent porter leur attention sur un groupe notable de mots.
Voici les dispositions des cartons dans les 4 exercices :
Singulier ----------Pluriel ----------Singulier ----------Pluriel
Le crayon. ---------les crayons. -----Le haricot. --------les haricots.
Le savon. ----------les savons. ------La robe. -----------les robes.
Le ruban -----------les rubans. ------La plume -----------les plumes.
La maison. ---------les maisons. -----La chanson. --------les chansons.
Le carton ----------les cartons. -----La couleur ---------les couleurs.
La fleur -----------les fleurs. ------La soeur -----------les soeurs.
Le père. -----------les pères. -------La mère ------------les mères.
Le frère. ----------les frères. ------Le cousin. ---------les cousins.
Le jardin. ---------les jardins. -----La plante. ---------les plantes.

pour fabriquer ce matériel copier/coller ces mots sur un tableur et imprimez !
Singulier Pluriel Singulier Pluriel
Le crayon. les crayons. Le haricot. les haricots.
Le savon. les savons. La robe. les robes.
Le ruban les rubans. La plume les plumes.
La maison. les maisons. La chanson. les chansons.
Le carton les cartons. La couleur les couleurs.
La fleur les fleurs. La soeur les soeurs.
Le père. les pères. La mère les mères.
Le frère. les frères. Le cousin. les cousins.
Le jardin. les jardins. La plante. les plantes.

l'accord article et nom (pédagogie scientifique 3 p265)

FORMES DE L'ARTICLE ET FLEXIONS DES NOMS
ACCORD DE L'ARTICLE ET DU NOM
Tous les mots que nous avons choisis pour l'étude de la grammaire
sont imprimés chacun sur un petit carton rectangulaire, comme il a été
dit. Les petits cartons sont réunis en groupes au moyen d'un anneau de
caoutchouc et sont déposés dans une boîte faite exprès.
La première boîte a deux casiers; sur l'un on place un carton por-
tant écrit le mot « Article », sur l'autre un carton portant écrit le mot "Nom" .

Les petits cartons des articles sont placés dans l'un des casiers et les
noms dans l'autre. Quand les enfants auront fini leurs exercices, ils repo-
seront les cartons des noms, ainsi que ceux des articles dans leurs casiers
respectifs. Si les mots « Article. Nom », n'étaient pas suffisants pour
provoquer la distinction, la couleur la faciliterait; en effet, les deux
cartons indicateurs sont de la même couleur que les petits cartons cor-
respondants, c'est-à-dire, noir pour le nom et noisette pour l'article.
Cet exercice rappelle celui des alphabets où, dans chaque case, est
collée la lettre indicatrice.

L'enfant commence à parler de la case des articles, de la case des
noms, des cartons des articles, des cartons des noms et en vient ainsi à
distinguer les deux parties du discours.

Le matériel doit être préparé avec exactitude et en quantité déter-
minée.

Dans le premier exercice, on donne, dans les boîtes, des cartons
mêlés, mais parfaitement correspondants pour la combinaison entre l'ar-
ticle et le nom, et le travail consiste à les accorder, mettant devant le
carton de chaque nom celui d 'un article. Ce travail de recherche longue ,
et patiente est particulièrement attrayant pour l'enfant.

Les mots préparés par nous sont les suivants et, nous le répétons, ils
ne sont pas mis dans les boîtes suivant cet ordre, mais ils sont mêlés, les noms entre eux et les articles entre eux (I).

Le - mouchoir.-------L'- arbre.---------Les - arbres.
Le - livre.----------L'- oncle.---------Les - perles.
Le - vêtement.-------L'- âne.-----------Les - chaises.
Le - miroir.---------L'- ami.-----------Les - enfants.
Le - dessin.---------L'- armoire.-------Les - tables.
La - plume.----------L'- encre.---------Les - mouchoirs.
La - perle.----------L'- herbe.---------Les - couleurs.
La - fenêtre.--------L'- amande.--------Les - fleurs.
La - couleur.--------L'- eau.

L'enfant cherche à combiner l'article et le nom et les pose l'un à
côté de l'autre sur sa table; l'exercice est guidé par l'oreille comme l'était la composition des mots avec l'alphabet mobile.

pour fabriquer ce matériel copier coller ces mots sur un tableur et imprimez !
Le mouchoir. L' arbre. Les arbres.
Le livre. L' oncle. Les perles. i
Le vêtement. L' âne. Les chaises. :
Le miroir. L' ami. Les enfants.
Le dessin. L' armoire. Les tables.
La plume. L' encre. Les mouchoirs.
La perle. L' herbe. Les couleurs.
La fenêtre. L'amande. Les fleurs.
La couleur. L'eau.

Tuesday, July 31, 2007

Agir sur l'environnement

Cette question est restée longtemps, pour moi, dans le domaine du théorique. (Il faut dire que je ne suis pas une personne très ordonnée !). Je n'arrivais pas à voir ce qu'il fallait changer dans l'environnement pour changer l'ambiance. Je croyais qu'il fallait que tout soit propre et bien rangé. Finallement, il le faut !...mais dans un esprit particulier !

J'avais lu de nombreux livre et articles de Maria Montessori, je connaissais le sujet...mais je n'arrivais pas à l'appliquer, à ... l'INCARNER. Tout cela restait au niveau de mes idées, mais ne se concrêtisait pas.

C'est finallement une expérience avec mon fils Alexandre qui a fait tout basculer. J'ai alors compris que notre vision "d'en haut" n'est pas leur vision "d'en bas". Qu'un adulte à coté d'une baignoire voit l'enfant "dans" son bain, "dans" dix centimètres d'eau, et ne voit pas "d'en haut" les bord de la baignoire comme un immense mur infranchissable. Alors que c'est ce que vit l'enfant. Nous avons de longs bras qui peuvent le monter très haut, puis le redescendre rapidement dans la serviette préparée pour lui, et le sécher vigoureusement. L'enfant lui peut être effrayé de cette montée subite et de cette descente vertigineuse, où il croit qu'il va s'écraser ! Mon fils avait peur, et il a fallu qu'un jour le savon s'échappe et que je me retrouve à quatre patte sur le sol de la salle de bain ... pour voir la muraille qui retenait mon fils prisonnier de son bain, et de me relever rapidement, ... pour comprendre que cela pouvait représenter une sacrée hauteur. Nous ne mesurons le monde qu'à l'aulne de notre corps, et le sien était si petit !

Le texte suivant parle de cela...notre supériorité dans ce monde fait pour l'adulte, où l'enfant, encore aujourd'hui, du fait des proportions, est mis dans l'incapacité de faire par lui même...ce qui est absolument néccéssaire à son développement. (toujours dans "l'enfant dans sa famille" p 65).

Voyez plutôt cette photo que j'ai récupérée sur le site de l'AMI (http://www.montessori-ami.org/), rubrique congrès de Sydney 2005, dans "photos" répertoire "home env" :

Taille adulte


" Aussitôt préparés les meubles de petite taille dont les enfants ont besoin, nous constatons à quel point l'activité des petits s'ordonne. Leurs mouvements sont guidés par la force de la volonté; ils peuvent rester seuls sans courir de risques, car ils savent ce qu'ils veulent. Chez les enfants, il existe un besoin d'agir presque plus impérieux que celui de se nourrir, mais nous n'avons pas pu en prendre conscience car jusqu'à présent il a manqué un champ d'activités adapté. Si nous leur en proposons un à l'avenir, nous verrons ces petits tourmenteurs, toujours mécontents, se transformer en joyeux ouvriers. Le destructeur invétéré se transforme ainsi en gardien attentif des objets qui l'entourent,l'enfant bruyant et désordonné devient un être paisible et très ordonné. Mais si les moyens extérieurs adéquats lui font défaut, l'enfant ne pourra jamais utiliser les grandes énergies dont la nature l'a doté. Pourtant, il ressent un élan instinctif vers une activité qui rassemble toutes ses forces, car de cette manière seulement il pourra perfectionner ses facultés. Tout dépend de cela."

Saturday, July 28, 2007

un enfant caché : le "nouvel enfant"

Par ces deux pas s'accomplit la préparation nécessaire au fondement: elle aboutit à un changement d'ordre moral tant pour l'adulte que pour l'enfant.
En effet, après avoir préparé un environnement proportionné à l'enfant et avoir soumis différentes activités à son libre choix, dans le calme du travail, l'enfant a commencé à montrer des caractéristiques jamais reconnues jusque-là.
L'environnement adapté aux besoins les plus évidents et élémentaires de sa vie spirituelle, révéla des attitudes qui jusque-là étaient restées secrètes, cachéês chez l'enfant, car, dans le conflit avec l'adulte, seuls les caractères de défense
et de répression avaient été développés. Il existe donc deux personnalités psychiques chez l'enfant: l'une, naturelle et créative, qui est normale et supérieure, l'autre qui reflète l'adaptation forcée, qui est inférieure et a des caractéristiques âpres et tortueuses du combat d'un faible attaqué par un fort. La nouvelle donnée qui résulte de cet ordre de choses et qui est devenue comme un phare éclairant le chemin de l'éducation, est la figure du nouvel enfant: c'est la révélation, si ce n'est la « découverte » psychologique, qui a guidé la nouvelle éducation. A l'aise dans ses actes, le nouvel enfant fait preuve de confiance en soi et de courage, et se montre doté des forces morales qui sont aussi d'ordre social. Parallèlement à cela, on voit disparaître chez lui -ou plutôt, ne pas apparaître -les défauts que l'on avait tenté en vain d'effacer par l'éducation: le caprice, l'esprit de destruction, le mensonge, la timidité, la peur et plus généralement tous
les traits de caractère liés à un état de défense.
-

Thursday, July 26, 2007

Changeons notre rapport à l'enfant

Où est la racine du problème de l'éducation ? dans notre rapport à l'enfant nous dit Maria Montessori dans "l'enfant dans sa famille" p141-142 édition Desclée de brouwer.

"Or les soi-disant problèmes de l'éducation -notamment ceux qui concernent l'individualité, le caractère,le développement de l'intelligence -trouvent leur origine dans le conflit permanent qui existe entre l'adulte et l'enfant. Les obstacles que l'adulte oppose à l'enfant sont nombreux et graves; ils sont d'autant plus dangereux que l'adulte s'adresse continuellement à l'enfant, qu'il s'arme contre lui en quelque sorte par le droit, la science et sa volonté de le diriger selon ses propres convictions. C'est pourquoi,l'adulte le plus proche de l'enfant -la mère ou l'éducateur - est justement celui qui représente le plus grand danger pour la formation de la personnalité enfantine. La question de ce conflit primitif entre le fort et le faible, ne concerne pas seulement l'éducation, mais elle se reflète aussi dans la vie psychique de l'adulte, en donnant la clé de nombreuses psychopathies et anomalies du caractère et du sentiment; la question est donc d'ordre universel si ce n'est cyclique, car elle passe de l'adulte à l'enfant et de l'enfant à l'adulte."

Biensûr nous ne voulons pas de mal à nos enfants...mais nos capacités à supporter les conséquences de leurs besoins entrent parfois très durement en conflit avec nos propres besoins, et là, c'est la crise ! Tant que le rapport parent - enfant ou éducateur - enfant est un rapport de force, nous sommes dans une impasse. Chacun essayant désespéremment d'aller vers une satisfaction de ses besoins. Pourtant, le plus souvent, le seul à pouvoir prendre un peu de distance par rapport à la situation, le seul capable de rompre le cercle vicieux, c'est l'adulte. A lui de prendre conscience des besoins de l'un et l'autre, et de les mettre en mots, pour aider la reprise de dialogue. Car ce n'est pas dans le conflit que la solution durable peut-être trouvée, c'est dans le dialogue. Il nous faut prendre soin de la communication. Pour améliorer le système, il faut donc commencer par l'adulte. Et c'est ce que nous dit Maria Montessori dans la suite du texte:

"Le premier pas pour résoudre intégralement le problème de l'éducation ne doit pas être fait vers l'enfant, mais vers l'adulte éducateur: il faut apporter de la clarté à sa conscience et le libérer d'un grand nombre de préjugés ;
pour finir, il faut changer ses attitudes morales."

Prendre conscience, trier les ideés et épurer notre vision du monde...aller vers plus de vérité, revisiter nos façon de concevoir les choses, et encore évacuer ce qui ne nous semble insuffisamment juste, jusqu'à, petit à petit, penser de plus en plus par nous même, et quitter le pilotage automatique des idées pré-concues (pilotage indispensable quand on n'a rien d'autre ! mais peu précis quand on compare à la délicatesse du pilotage manuel !)pour une vision personnelle INCARNEE. C'est quand l'idée atteind le corps qu'elle existe vraiment. Et c'est à ce moment que le corps rencontre le réel concret de l'environnement. Modeler le contexte dans lequel l'enfant va puiser la matière de sa construction afin qu'il trouve ce dont il a besoin. Répondre à ce besoin, comme on choisi une alimentation équilibrée, pour éviter les carences, ou les excès qui génèrent les problèmes éducatifs. Maria M. continue sur ce thème :

"Ce premier pas est suivi du deuxième: préparer à l'intention de l'enfant un environnement sans obstacles, adapté à sa vie."

Mais elle s'empresse d'ajouter :

"L'environnement ne peut être déterminé que par une seule personne: l'enfant lui-même,lequel, au fur et à mesure qu'il est libéré du besoin de lutter contre des obstacles, commence à manifester ses caractéristiques supérieures et ses tendances les plus élevées et pures de créateur d'une nouvelle personnalité."

Il nous faut donc à la fois observer les besoins de l'enfant et agir sur l'environnement pour que ses besoins (et non pas ses désirs !) soient comblés.

Thursday, January 18, 2007

la sortie, clef de la culture

Coménius inventa avant l'heure l'encyclopédie presque uniquement visuelle. Il rassembla sous forme d'images tout ce que la connaissance de l'époque savait. C'est l'idée de l'encyclopédie qui était inventée ! La différence c'est que l'encyclopédie utilise des mots, donc un niveau plus abstrait de la connaissance alors que les illustrations de Coménius, tout en couvrant toute la connaissance de son époque étaient d'un abord plus direct. Maria Montessori a été très sensible à cette découverte.

Car amener à l'enfant la connaissance globale de l'univers n'est pas chose facile à première vue. Dans " de l'enfant à l'adolescent", Maria Montessori nous enseigne que l'enfant après 7 ans a besoin de sortir du cocon dans lequel il a été élevé jusque là...et s'insurge contre un enfermenent de l'enfant dans un autre milieu clos qu'est l'école. Elle montre que Comélius en créant une bibliothèque d'images pour permettre d'accéder plus facilement à une connaissance globale du monde apporte un moyen puissant à la pédagogie de mettre le monde à la portée de l'enfant. Mais elle ne s'arrête pas là. Elle écrit :

"Pourtant, l'idée (d'apporter un savoir qui ne soit pas seulement verbal ou écrit) est demeurée, et l'on a commencé à enseigner au moyen d'objets palpables. Mais comme les idées s'amoindrissent en se vulgarisant, au lieu d'être apporté par un Coménius - qui connaissait tout - la maîtresse en se substituant à lui, n'a apporté que ses maigres connaissances mises en images.
Et puis, on imagina que la représentation en deux dimensions était insuffisante pour la compréhension de l'enfant. On lui présenta alors ce peu de connaissance en nature. Mais devant la difficulté de se procurer et de conserver les objets, ils furent enfermés dans un musée. Toute école moderne qui se respecte doit avoir son musée. Et voilà qu'auprès d'enfants enfermés, se trouvent des objets enfermés."

Maria Montessori a découvert combien nous sous-estimons la puissance de l'intelligence de l'enfant. Elle nous invite à présenter aux enfants un savoir complet, non simplifié par nos soins, non tronqué. Elle écrit :

"Quand l'enfant sort, c'est bien le Monde lui-même qui s'offre à lui. Au lieu de fabriquer des objets qui représentent des idées et de les enfermer dans une armoire, faisons sortir l'enfant; montrons lui les choses dans leur réalité. Dans son ensemble, le monde répète toujours plus ou moins les mêmes éléments. Si on étudie, par exemple, la vie des plantes ou des insectes dans la nature, on a plus ou moins idée de la vie des plantes ou des insectes dans le monde. Personne ne connaît toutes les plantes. Mais il me suffit de voir un pin pour pouvoir imaginer comment vivent tous les autres pins.(...) le monde s'acquiert psychologiquement à travers l'imagination. On étudie la réalité du détail, puis on imagine l'ensemble. Ce détail peut croître dans l'imagination et atteindre la connaissance totale. Le fait d'étudier ces chose est en quelquesorte, une méditation sur le détail. Cela revient à dire que l'on approfondit dans un individu la personnalité d'un fragment de la nature." Et plus loin dans le texte ...

"Aucune inscription, aucune image d'aucun livre ne peut remplacer la vue réelle des arbres dans un bois avec toute la vie qui se déroule autour d'eux. Il émane de ces arbres quelquechose qui parle à l'âme, quelquechose qu'aucun livre, aucun musée ne pourrait rendre" (...) "Ces myriades de vies autour de ces arbres, et cette majesté, cette variété, c'est quelquechose qu'il faut aller chercher, et que personne ne peut apporter à l'école. "

Maria Montessori "de l'enfant à l'adolescent" Desclée de Brouwer Ed.2004 p 46 - 47

Montessori et Comenius

Jan Amos Comenius est né le 26 mars 1592 en Moravie, il meurt à Amsterdam en 1670. C’est la période de Louis XIV, il vient après Erasme et Montaigne.
(pour plus d'infos voir : http://www.silapedagogie.com/comenius.htm )

Maria Montessori y fait référence dans de "l'enfant à l'adolescent" dans son chapitre "passage à l'abstraction - rôle de l'imagination ou la sortie, clef de la culture"

Il dit que le professeur devrait enseigner ce que l'élève peut saisir et non tout ce que lui-même est capable d'enseigner.

Il parle des sens, qui sont les guides premiers et perpétuels de la connaissance. Ils donnent la connaissance la plus sure, plus sure que celle qui passe par autrui, puisqu'ils apportent directement des éléments objectifs.
Il amorce ici l'importance du passage par les sensations propres de l'enfant pour que celui-ci soit amené à penser par lui même, et non passer toujours par ce qui est simplement rapporté par autrui (fût-il son maitre !).
La sensation permet de rétablir l'harmonie entre l'ordre des choses enseignées et la spontanéité du sujet percevant.
Il préconise de ne pas séparer le manuel du mental, le savoir et le savoir-faire. Il est nécéssaire de se servir de l'expérience pour enseigner car c’est elle qui fait le lien entre la maturation et les connaissances.
Comenius est donc le précurseur de l’idée génétique, c’est à dire l’éducation graduée, proportionnelle aux capacités des élèves.

Il dit que l'éducation doit respecter le processus du développement de l'enfant, comme pour la nature, qui, elle, attend le moment favorable.

Il faut enseigner ce que l'enfant est prêt à recevoir.

" L'intelligence des enfants est semblable à un petit vase au col étroit: si on verse l'eau à flot, l'eau tombera à coté et le vase se remplira lentement; mieux vaut verser l'eau goutte à goutte."
C'est donc une sottise de ne pas tenir compte de la capacité d'absorption des élèves et de les instruire selon son propre désir, leurs qualités naturelles ont besoin d'être aidées, non écrasées.

Des connaissances acquises par l'expérience, fonctionnellement, tendent spontanément à s'organiser de telle sorte qu'il sera possible de les coordonner selon des structures logiques et verbales, alors qu'un enseignement formel avant la compréhension amène au verbalisme.

Ne laissons pas les enfants privés de cette joie de percevoir par eux-même la vie. Ne les forçons pas à vivre par procuration...ne doutons pas qu'ils puissent avoir leur propre pensée !

Wednesday, November 15, 2006

Histoire de la formation de la terre

Mario Montessori a écrit aussi une

HISTOIRE DE LA FORMATION DE LA TERRE

L'histoire de la terre commence il y a 3 000 000 000 d'années.
Comme est beau tout ce qui nous entoure: les lacs, les fleuves, les montagnes, les fleurs, les oiseaux...! Cependant, il y a bien longtemps il n'y avait rien de tout cela, ni le Ciel, ni les étoiles, RIEN.
Il n'y avait qu'un grand espace sans début et sans fin. Il y avait tant d'obscurité et tant de froid que notre nuit est lumière à côté de l'obscurité qu'il y avait et notre glace chaleur à côté du froid qu'il faisait.
Il y avait cependant quelque chose que l'on ne voyait pas: de petites particules (l'hydrogène) qui reçurent, on ne sait quand, ni par qui, l'ordre de s'unir (expérience: force d'attraction).
En s'unissant, ces particules produisirent une grande lumière. Ainsi au milieu de l'obscurité, apparut une grande lumière qui contenait tous les êtres de l'univers. C'était une lumière pleine d'une chaleur tellement forte que tout ce que nous connaissons, fer, cuivre.. était des gaz et donc feu.
Ce nuage de gaz en feu courait dans le froid. Au fur et à mesure qu'il courait, il laissait tomber des gouttes ce qui forma les étoiles. Une de ces gouttes fut notre Soleil.
Chaque étoile se mit à tourner dans l'espace et à tourner sur elle-même. Dans leur course, elles semblaient libres mais ne l'étaient pas. Elles devaient aussi obéir à un ordre invisible.
A un certain moment, le soleil laissa tomber une goutte qui devint notre Terre. Cette goutte aussi recevait des ordres précis: tout ce gaz, tout ce feu devaient se transformer peu à peu en roches, air, eau.
Comment?
Au fur et à mesure que ces particules de gaz tournaient, elles se refroidissaient en surface. Les gaz chauds ont tendance à monter. Arrivées en haut, elles rencontraient le froid et retombaient sur la Terre.
Mais les particules de gaz ne sont pas les mêmes. Il y en avait qui sympathisaient et s'unissaient, d'autres qui s'éloignaient et ainsi se formèrent les différentes parties de la Terre.
Puis les particules reçurent d'autres ordres. Il y avait des particules si unies qu'on ne pouvait les séparer. A l'état liquide, elles prennent la forme du vase qui les contient et si elles sortent du récipient, elles tombent.
Il y en avait qui changeaient d'état à certaines températures, d'autres à d'autres températures.
Puis elles reçurent un autre ordre: les corps pesants devaient aller vers le bas, les autres vers le haut.
Les ordres que reçut la Terre, les étoiles les reçurent également, mais étant plus petite, la Terre se refroidit plus rapidement.
Notre Terre tourna, reçut des ordres: les gaz peu à peu se refroidirent et devinrent visqueux.... Peu à peu ils formèrent une croûte. Mais dans la Terre, il y avait encore du feu, il y en a encore maintenant. La croûte était plus fine, le feu voulait sortir à tout prix et les volcans se formèrent.
Tous les volcans en éruption formèrent un grand nuage qui cacha la lumière de la Terre et refroidit encore la surface le la Terre.
A ce moment encore un mystère. Dans ce nuage commença à se former des gouttes d'eau et la pluie.
La Terre était encore si chaude que l'eau s'évaporait à peine tombée. Mais à force de tomber; l'eau refroidit beaucoup la Terre et forma lacs et mers.
Le soleil peut sortir et sourire à sa fille: la Terre.
Il aurait fallu 1 milliard d'années à la croûte terrestre pour se former.
Maintenant tout est beau et la vie peut commencer.
Mario M. Montessori

http://web.archive.org/web/20050308082047/www.moteaco.com/albums/franc1.html

La Fable du Dieu qui n'a pas de mains

La Fable du Dieu qui n'a pas de mains.

Cette Fable a été écrite par Mario Montessori elle introduit l'enfant, à travers des images fortes, à la spiritualité.

On peut se demander quelle place a encore le droit de tenir la spiritualité dans notre société française quand les parents d'une école Montessori se sont révoltés de voir l'enseignante de leurs enfants présenter cette leçon, qui est pourtant une ouverture formidable à un questionnement fondamental de l'enfant :

D'où vient le monde dans lequel je vis ?
Qui est derrière cette Nature éblouissante d'ordre et de beauté ?

Voici le texte :

Dès le commencement les hommes ont connu Dieu.
Ils l'entendaient, même s'ils ne pouvaient pas le voir et ils se demandaient toujours, dans leurs langues différentes, qui il était et où il se trouvait.
- Qui est Dieu? demandaient-ils à leurs savants.
- C'est l'être le plus parfait, leur répondait-on.
- Mais comment est-il fait? A-t-il un corps comme nous...
- Non, il n'a pas de corps. Il n'a pas d'yeux pour voir, ni de mains pour travailler, ni de pieds pour marcher; mais il voit tout et il sait tout, même nos pensées les plus secrètes.
- Et où est-il?
- Il est dans le ciel, sur la terre et en tous lieux.
- Que sait-il faire?
- Tout ce qu'il veut.
- Mais qu'a-t-il fait en réalité?
- Ce qu'il a fait est tout ce qui est arrivé.
Il est le Créateur et le Seigneur qui a fait toutes choses et toutes les choses qu'il a faite obéissent à sa volonté.
Il les protège toutes, en prend soin et maintient toute la création dans le plus parfait ordre et dans la plus merveilleuse harmonie.
Au commencement il y avait Dieu seul. Il était absolument parfait et absolument heureux et il ne lui manquait rien.
Toutefois, de sa divinité, il décida de créer; et toutes choses vinrent, voulues par lui et existèrent: Le ciel et la terre, tout ce qui est visible et tout ce qui est invisible.
L'un après l'autre; il créa la lumière, les étoiles, le firmament et la terre avec les plantes et les animaux. En dernier il créa l'homme. L'homme, comme les animaux, était d'une petite parcelle de terre; mais Dieu le rendit différent des animaux et semblable à lui, car l'homme aurait dû être immortel.
Nombreux pensèrent que c'était seulement une fable. Comment un être sans mains et sans yeux peut-il faire quelque chose?
Si Dieu est un esprit que l'on ne peut voir; ni toucher, ni entendre, comment peut-il avoir fait les étoiles qui scintillent au-dessus de nous, la mer qui est toujours en mouvement, le soleil, les montagnes et les vents? Comment un esprit peut-il faire les oiseaux et les poissons et les arbres, les fleurs et le parfum qu'elles répandent alentour? Peut-être pourrait-il créer les êtres, mais dans un monde visible....?
- Cela va bien - pensèrent-ils - de dire que Dieu est partout, mais qui l'a jamais vu? Comment pouvons-nous être certains qu'il est en quelque lieu? On dit qu'il est le seigneur auquel tous et toutes choses obéissent, mais pourquoi devrions-nous le croire?
Et vraiment, cela parait impossible. Nous qui avons des mains, nous ne pouvons faire ces choses et comment pourrait le faire celui qui n'en a pas? Imaginer, ensuite, faire les animaux, les plantes, les roches qui obéissent à Dieu! Si les animaux ne comprennent pas lorsque nous leur parlons, est-il possible qu'ils obéissent? ou les vents, les flots, les montagnes? On peut hurler ou faire du vacarme à quelques pas d'eux ils n'entendent pas, car ils ne sont même pas vivants, et certainement ils n'obéiraient pas.
C'est ainsi que cela nous semble.
Mais vous verrez comment toute chose existante, vivante ou non, en tout ce qu'elle fait et pour le seul fait d'exister, obéit réellement à la volonté de Dieu.
Les créatures de Dieu ne savent pas qu'elles obéissent. Celles qui sont inanimées continuent à exister; celles qui vivent, bougent et continuent à vivre. Et pourtant, chaque fois qu'un vent frais nous caresse les joues, sa voix - si nous pouvions l'entendre - dit: seigneur, j'obéis.
Lorsque le soleil se lève le matin et teinte la mer par ses rayons de lumière, les eaux, le soleil et ses rayons murmurent aussi: seigneur, nous obéissons. Et lorsque l'on voit les oiseaux voler ou les fruits tomber d'un arbre, ou un papillon voltiger sur une fleur, les oiseaux et leurs vols, le papillon, la fleur et son parfum, l'arbre et ses fruits et leur tombée vers le sol, répètent tous les mêmes paroles: - Nous écoutons seigneur, et nous obéissons -.
Au commencement, il y avait le chaos et les ténèbres avaient l'aspect du néant. Dieu dit: - Que la lumière soit! et la lumière fut. Auparavant, il y avait seulement le néant, une immensité sans commencement et sans fin, sombre et froide indescriptiblement. Qui peut imaginer cette immensité, cette obscurité, ce froid?
Lorsque nous pensons à l'obscurité, nous pensons à la nuit: mais notre nuit semblerait un jour éclatant en comparaison à cette obscurité. Lorsque nous pensons au froid, il nous vient l'idée de la glace: mais la glace est une ardente chaleur comparée au gel de l'espace, l'espace qui sépare les étoiles. On pourrait dire la chaleur d'un ardent fourneau. En ce vide démesuré de froid et d'obscurité fut créée la lumière.
Cela apparut comme un vaste nuage de feu qui contenait toutes les étoiles se trouvant dans le ciel: l'univers entier se trouvait en ce nuage et entre les étoiles plus petites était notre monde. Mais alors il n'y avait pas d'étoiles, car il n'y avait que lumière et chaleur. La chaleur était si intense que toutes les matières que nous connaissons - fer - or - terre - roches - eau - étaient des gaz, inconsistants comme l'air. Toutes ces matières, ces substances qui composent la terre ou les étoiles, étaient fondues ensemble en une immense, flamboyante intensité de lumière et de chaleur - d'une chaleur qui ferait ressembler notre soleil actuel, à un morceau de glace.
Ce nuage ardent fait de rien, si monstrueux que l'on ne peut l'imaginer, se mouvait dans l'immensité de l'espace glacial qui n'était rien également, mais infiniment plus vaste. La masse en feu n'était pas plus grande qu'une goutte d'eau dans un océan d'espace: mais cette goutte contenait la terre et toutes les étoiles, qui en vérité sont des millions de fois plus grandes que la terre.
Ce nuage de chaleur et de lumière, en se déplaçant dans l'espace vide, laissait tomber des petites gouttes. Si nous laissons tomber de l'eau en dehors d'un verre, une partie en tombant, demeure unie, le reste s'éparpille en gouttes séparées. Les innombrables bataillons d'étoiles sont comme ces gouttes. Seulement, au lieu de tomber elles se déplacent en tournant dans l'espace, de façon telle qu'elles ne se rencontrent jamais. Elles sont distantes l'une de l'autre de millions de kilomètres.
Quelques étoiles sont si éloignées de nous qu'il se passe des millions d'années avant que leur lumière nous rejoigne, et il faut penser que la lumière parcourt 300.000 km à la seconde.
Les étoiles semblent libres dans leur tourbillon vertigineux à travers l'espace, sans aucun freins, mais elles sont toutes liées dans leur marche par un fil invisible qui est la volonté de Dieu.
Deux de ces gouttes furent notre monde et le soleil, qui accomplissent leur cours à travers l'espace. La terre tourne autour du soleil, mais elle se déplace comme une balle qui roule, sans cesse, sur elle-même et à une vitesse constante.
Lorsque Dieu demanda aux étoiles d'exister, il n'y avait rien qu'il n'eut prévu. Tout fragment de l'Univers, toute parcelle plus petite et négligeable fut obligée de se comporter selon les règles qu'il avait établies.
Quant aux gouttes du nuage lumineux qui devinrent notre monde, il décida qu'il n'y aurait plus de chaos. A la place d'une ardente confusion de gaz, il devait y avoir l'air, l'eau et les roches.
L'ordre de Dieu fut merveilleusement simple. La masse incandescente de la terre était faite d'infinitésimales particules qui se transformèrent en roches, eau et air. Ces particules, microscopiques et pétries ensemble, tournaient à une vitesse fantastique. Et à mesure qu'elles se refroidissaient, elles se déplaçaient toujours plus lentement, se serraient les unes aux autres et occupaient un espace plus réduit.
C'est cette loi divine qui nous a donné ce que nous appelons les trois états de la matière: toutes choses que nous connaissons est gaz, liquide ou solide, et change d'état selon qu'il fait chaud ou froid.
Alors, pourrons-nous dire, pourquoi il y a-t-il tant et tant de millions de choses différentes?
Parce qu'il y a de nombreux types différents de particules chacune avec des instructions différentes: chacune acquiert une sympathie particulière pour certaines particules et une antipathie particulière pour d'autres. Exactement comme les êtres humains; qui sont attirés par certains individus et qui refusent d'être en relations avec d'autres. C'est ainsi que s'organisent divers groupes.
A l'état solide, Dieu a fait les particules si étroitement liées qu'il est désormais impossible de les séparer. Elles forment un corps qui ne change pas de forme à moins qu'il ne survienne une force.
Si un morceau est détaché - si, par exemple, vous commencez à fendre une pierre - les particules adhèrent encore, la pierre et les éclats demeurent des morceaux de roche solide.
Lorsque ce fut le tour des liquides, Dieu dit aux particules: Vous serez unies tant que vous serez dans un récipient et vous prendrez la forme de ce récipient. En dehors de là vous courrez et vous vous répandrez, vous glissant dans les trous et crevasses que vous trouverez sur votre chemin. Vous n'adhérerez pas aussi étroitement que les particules des solides, mais vous pourrez vous déplacer et rouler l'une sur l'autre. Vous pourrez aller devant, derrière et en bas, mais non en haut (et voilà pourquoi nous pouvons mettre les mains dans l'eau et ne pouvons les plonger dans la roche). Et parce que vous n'adhérerez pas aussi étroitement, vous occuperez plus d'espace que les particules des solides.
Et aux gaz Dieu dit: - Vos particules n'adhéreront pas tout à fait. - Et celles-ci peuvent se déplacer librement dans tous les sens.
C'est sur ce plan très simple que Dieu organisa les particules, et c'est ainsi que furent formés les solides, les liquides et les gaz. Mais il ajouta certaines conditions: A moins que la température ne soit très, très chaude, plus chaude que le soleil, ou très, très froide comme le froid de l'espace au dehors, vous ne serez gaz, liquides ou solides tous dans le même temps, mais à un certain degré de chaleur quelques uns de vous seront solides, d'autres liquides, d'autres gazeux.
Et si la chaleur augmente, les solides deviendront gaz mais tous les solides ne se transformeront pas en liquides à la même température.
Et il donna une autre loi: - chacun de vous aura un poids, mais vos poids ne seront pas égaux. Et ceux de vous qui seront plus lourds attireront ceux qui seront plus légers.
Ce furent les lois données par Dieu.
Et obéissant à ces lois la petite goutte de néant qui a formé la terre continua à tourner autour du soleil. La terre; le soleil et les étoiles étaient des boules de gaz - gaz qui contenait tous les éléments dont est fait notre monde; la terre. - Et ils parcoururent leur chemin dans l'espace si froid que la glace est très chaude en comparaison.
Si nous mettons une main dans l'eau glacée, elle devient froide. Pour cette même raison, tandis que le temps passait, les étoiles, le soleil et la terre se refroidissaient et les sphères plus petites se refroidissaient avant les plus grandes. La terre qui est petite en comparaison du soleil est devenue complètement froide à l'extérieur; tandis que le soleil brille encore dans le ciel.
Quand les gaz de la terre se refroidirent, ils obéirent aux lois que Dieu leur avait donné; un après l'autre, à la température établie, ils devinrent d'abord liquides et ensuite solides, et en devenant liquides ou solides leurs particules s'unirent à d'autres particules par lesquelles elles furent attirées et formèrent les substances composées et les substances plus lourdes attirèrent les plus légères.
Si l'on jette une pierre dans un étang, elle va au fond; ainsi les substances fluides plus lourdes s'enfoncèrent vers le centre de la terre et les plus légères surnagèrent dessus comme l'huile surnage sur l'eau.
Ainsi elles s'arrangèrent en couches selon leur poids, mais toutes étaient attirées par le centre de la terre et encore aujourd'hui toute couche se presse sur celle inférieure. Ainsi cela continua et tandis que chaque groupe d'élément obéissait aux lois particulières qui lui avaient été données par Dieu, la terre qui était un ensemble de substances obéissait elle aussi à ses lois, et continuait à accomplir son tour autour du soleil.
Tandis que les gaz, autour, se refroidissaient imperceptiblement, le liquide bouillant aussi commençait à se refroidir et à devenir dense comme une pâte. Le liquide, au centre, était encore très chaud, mais il était poussé dans toutes les directions par le poids énorme qui lui pesait dessus, une couche sur l'autre. Il n'était certes pas assez froid pour se transformer en solide, mais la pression du haut était si forte qu'il commença à se solidifier également.
Quelques unes des couches supérieures étaient demi solides, d'autres encore liquides et toutes se poussaient l'une contre l'autre avec toute leur force. Quelquefois une masse qui était poussée des deux côtés se trouvait compressée entre celles voisines et glissait en haut, alors toute la couche se courbait et c'est ainsi que se formèrent des trous qui immédiatement se remplirent de liquide. Et sur ceux-ci s'étendait une immense mer de gaz enflammé.
Pouvez-vous imaginer cette danse des éléments?
Selon la loi de Dieu, tandis qu'ils se refroidissaient ils devenaient toujours plus petits et toujours plus lourds. Ainsi lorsqu'ils se soulevaient jusqu'à trouver le froid absolu de l'espace externe, ils se contractaient et retombaient dans le feu ardent qu'ils avaient laissé.
Là ils redevenaient chauds et légers, suffisamment légers pour remonter, portant avec eux un peu de la chaleur interne, hors de l'espace, et lorsqu'ils retournaient dans la terre, ils apportaient là un peu du froid extérieur, jusqu'au cur du feu.
Ainsi se déroulait cette danse sans fin et ainsi cela se déroule-t-elle encore aujourd'hui dans le soleil.
La chaleur que le soleil nous envoie à travers des millions de kilomètres est une chaleur que l'on ne peut retenir, les particules de la superficie du soleil, comme celles de la terre quand elle était aussi une masse enflammée, font le double travail d'apporter à l'extérieur la chaleur et d'introduire le froid.
Comme tout cela est merveilleux et comme est simple la loi faite par Dieu!
Lorsque quelque chose se réchauffe elle se répand, et en se répandant devient plus légère et va vers le haut comme une bulle d'air dans l'eau. Mais si quelque chose se refroidit, elle se contracte et tombe vers le bas comme un grain de sable au fond d'une citerne.
En vertu de cette loi, la terre s'est transformée peu à peu de boule de feu en ce que nous connaissons.
A ces lois obéirent les petites particules rayonnantes, dansant leur danse joyeuse; particules trop menues pour être vues et même imaginées, mais, si nombreuses, qu'elles ont constitué le monde.
Pendant des centaines, milliers, millions d'années la danse continua. Et au fur et à mesure les gaz devenaient liquides et au fur et à mesure les liquides devenaient solides, et au fur et à mesure le froid continuait ses assauts depuis l'espace extérieur, ainsi la terre se contracta et devint rugueuse comme une pomme demeurée dans un buffet. Les rides sont les montagnes et les affaissements entre l'une et l'autre sont les océans, et sur ceux-ci se trouve l'air que nous respirons.
Roches, eau, air - solides, liquides, gaz - toute chose correspond à son degré de température.
Aujourd'hui comme hier, et il y a un million d'années, les lois de Dieu sont obéies de la même façon. Le monde roule sur lui-même et tourne autour du soleil.
Et aujourd'hui, comme il y a un million d'années, la terre et tous ses éléments et ses composés, dans l'accomplissement de leur travail, murmurent d'une seule voix:
Seigneur, que ta volonté soit faite, nous t'obéissons.

Vous trouverez ce texte sur le site Monteaco, qui est maintenant accessible sur :
http://web.archive.org/web/20050308082047/www.moteaco.com/albums/franc1.html

Sunday, November 05, 2006

1- pédagogie scientifique 3 !

j'ai découvert par une amie la pédagogie scientifique "3" qui n'est plus édité et qui comporte la suite de pédagogie scientifique 1 et 2...c'est à dire la grammaire et les maths jusqu'en fin de primaire.

Maria Montessori avait aidé les enfants à découvrir comment du son on passe à l'écriture puis de l'écriture à la lecture. On arrive ainsi jusqu'à l'écriture /lecture de mots.

Parallèlement Maria Montessori fait travailler les enfants sur des familles de mots qui ont en commun pour certains le préfixe, pour d'autres le suffixe. On arrive ainsi à créer un nouveau mot au sens différent par adjonction d'un préfixe ou/et d'un suffixe.

L'enfant compose le mot avec l'alphabet bleu et met en valeur le préfixe en rouge par exemple.
Il a une liste de mots à composer:
série I : fourche fourchette
fille fillette
garçon garçonnet
poule poulet, poulette
cloche clochette, clocheton
jeune jeunet, jeunette
fleur fleuron, fleurette
table tablette
plante plantule
etc...

Il existe deux séries
puis l'enfant passe aux préfixes, et travaille de la même façon :
série III : couvrir découvrir, recouvrir
lier délier, relier
boutonner déboutonner, reboutonner
etc...

puis viennent les exercices sur les mots composés dont l'enfant écrit chaque fois le premier mot en bleu, le deuxième en rouge.

et enfin le travail sur les familles de mots:
famille terre:
terrasse, terrain, atterrir, atterrissage, terrier,territoire...
l'enfant selon le même principe cherche le radical initial qu'il écrit en rouge (ici terr) qu' il complète avec les lettres bleues pour fabriquer le mot entier.

Tout cela étant un travail sur le vocabulaire, mais surtout sur l'orthographe.

Tuesday, October 24, 2006

le secret...

"Le secret pour réussir dans l'enseignement réside dans le fait de considérer l'intelligence de l'enfant comme un champ fertile où jeter des graines pour qu'elles germent sous le soleil de l'imagination. 
Il en découle que notre méthode ne se limite pas à vouloir faire comprendre les choses à l'enfant, et encore moins à l'obliger à les mémoriser, mais qu'elle vise surtout à frapper son imagination pour susciter son enthousiasme le plus vif. Loin de souhaiter des élèves dociles, nous les voulons passionnés, au lieu de chercher à semer des théories dans leur tête, nous voulons y planter la vie en aidant les enfants dans leur développement mental et affectif, et non seulement physique. C'est pourquoi nous nous devons de proposer des idées grandes et nobles à l'esprit humain qui, lui, est toujours prêt à les accueillir, et à en demander, encore et encore."
Maria Montessori "Eduquer le potentiel humain" chapitre 2 Posted by Picasa

fantaisie stérile et imaginaire fertile...

Dans "Eduquer le potentiel humain", Maria Montessori écrit chapitre 2 :
En règle générale, si les éducateurs reconnaissent facilement l'importance de l'imagination, ils souhaitent la cultiver à part, séparemment de l'intelligence, au même titre qu'ils aimeraient séparer cette dernière du travail de la main dans une sorte de vivisection de la personnalité humaine. A l'école ils exigent que les enfants apprennent des notions arides, en laissant cultiver leur imagination dans les seuls contes de fée, lesquels s'ils parlent bien d'un monde merveilleux, n'ont rien à voir avec l'environnement des enfants. Bien-sûr, ils contiennent des éléments très frappants, chargés comme ils le sont de drames et malheurs, d'enfants qui meurent de faim, maltraités abandonnés ou trompés. De même que les adultes raffolent des drames et des tragédies, ces contes peuplés d'esprits et de monstres plaisent aux enfants et stimulent leur fantaisie sans avoir pour autant un rapport avec la réalité.

A l'inverse en proposant à l'enfant l'histoire de l'univers, nous lui permettons de construire avec son imagination un monde mille fois plus mystérieux et passionnant que celui des contes de fée. Si l'imaginaire ne se nourrit que de contes, au mieux, le plaisirque cela procure sera recherché plus tard dans la lecture de romans. Un esprit habitué à chercher le plaisir exclusivement dans les récits fantastiquesdevient - lentement, mais inexorablement - paresseux et inapte à de plus nobles occupations. Dans la vie sociale, nous ne trouvons que trop d'exemples de cette paresse intellectuelle chez des personnes qui ont pour seule préoccupation de bien s'habiller, de faire des commérages et d'aller au cinéma. L'intelligence de ces personnes est irrémédiablement confinée derrière des barreaux impossibles à ouvrir ; leurs intérêts sont de plus en plus limités et exclusivement centré vers leur petit égo, indifférentes aux merveilles du monde, insouciantes des souffrances de l'humanité. C'est vraiment comme mourir tout en restant en vie. "

Ouvrons donc, pour l'enfant, les portes d'un imaginaire fertile qui s'enracine dans le passé profond de la terre et qui, espérons le, permettra encore, demain de nombreuses floraisons...

Sunday, September 17, 2006

Pourquoi par terre sur un tapis ?

Toujours de Lubienska:

"Pour nous défendre du bruit, commençons par éduquer les meubles, ces humbles compagnons dont nous avons encombré notre existence.

Heureux les peuples d'Orient qui favorisés par le climat, et respectant l'espace vital de leurs demeures, gardent le bel usage de s'asseoir par terre, de coucher sur le sol et d'y poser le plateau avec la nourriture ! Leurs membres sont plus souples, leurs dos plus droit, leurs yeux moins fatigués.

Laissons au moins aux enfants la liberté de s'installer par terre à leur guise : assis ou à genoux pour travailler, étendus pour se reposer. Cela favorise leur croissance et la souplesse des membres que bancs et pupitres déforment.
Cela facilite l'équilibre nerveux. En effet, la proximité du sol inspire un sentiment de sécurité et de stabilité.
Le fait d'être haut perché , au contraire, excite et incite à la bravade : c'est la raison d'être des tabourets de bar."

Bon pour les tabourets de bar chacun son opinion !

silence et maitrise intérieure

Un écrit que j'aime relire concerne le silence.
"Le silence à l'ombre de la parole" casterman 1965

Mais d'abord, quelques motes de son auteur : Hélène Lubienska de Lenval, amie de Maria Montessori. (Elle est d'origine polonaise et morte à Bruxelles, le 23 août 1972.)
Elle a particulièrement été séduite par l’attention et l’ardeur au travail des classes montessoriennes.
Dans un autre ouvrage « l’éducation de l’homme conscient et l’entraînement à l’attention » H. Lubienska s’efforce de présenter aux éducateurs,
des conditions qui favorisent l’attention des enfants en milieu scolaire. Pour ce faire, elle leur soumet des méthodes pédagogiques,
mais elle les dirige également vers une philosophie spiritualiste et une dimension religieuse ... qui peut donner des boutons à ceux qui sont de la "Religion Laïque".
Elle a développé le matériel de français pour Maria Montessori. Eh oui, les dictées muettes en français, c'est avec elle que Maria a travaillé.
Elle travailla aussi avec le père Faure. Son matériel de mathématique fait de cubes et plaques nervurés.

Le livre que j'aime le plus parle du silence en voici 3 lignes:

"Le silence repose, apaise, guérit, console. Il répare les forces, protège la vie, favorise la pensée. Le silence rend meilleur. Lui seul met d'accord l'esprit et la matière.
Irrévocablement associé à l'esprit, la matière peut lui être obstacle ou tremplin, ennemie ou alliée. Prenons cette chaise: si je la bouscule elle se renverse avec fracas; cette porte, si je la brusque, elle gronde avec colère.
Mais dès que je la manie doucement, elles m'obéissent sans bruit, parce que je suis leur maître pour autant que je suis maître de moi-même."

On dirait une leçon de mon maître Djedi !

Wednesday, September 06, 2006

L'héritage de Maria Montessori

BLOG JUMEAU !

Non, ce blog ayant le même titre, à une majuscule près, n'est pas une erreur, c'est le petit jumeau de mon premier blog. Celui là je l'ai créé pour parler des écrits et de la pensée de Maria Montessori, ou du moins, ce que j'en perçois humblement.

J'y note mes trouvailles, et les reflexions qui me viennent à la lecture de textes tirés des livres de Maria Montessori.